De manière générale, l’accès à l’université française ne pose pas de difficultés majeures, sauf pour les étudiants exilés qui sont confrontés à de nombreux problèmes, surtout durant la période qui suit l’inscription et le début de l’année universitaire. Cette étape constitue, dans un grand nombre de cas, une véritable épreuve pour les étudiants exilés.

Ces difficultés proviennent essentiellement de l’incapacité à s’intégrer et à communiquer, en raison de la barrière linguistique et du fait que la méthodologie universitaire française n’est pas assimilée. Cela influence l’étudiant de façon très négative et le contraint, dans certains cas, à abandonner ses études et donc à faire une croix sur ses projets d’avenir. Les conditions matérielles et financières constituent un autre facteur dans l’abandon des études : en effet, peu de bourses sont allouées à ces étudiants.

Nous observons actuellement la montée du populisme partout dans le monde, ce qui représente un danger très clair pour les militants des droits de l’hommes et des défenseurs des droits réfugiés et des exilés. Il est donc nécessaire que ces derniers commencent à s’organiser, dans tous les domaines, et notamment du point de vue universitaire et syndical, afin de pouvoir défendre leurs intérêts et représenter une entité politique, économique, sociale. De là est née l’idée d’une union.

 

 

Le terme « Union » se réfère au rassemblement des étudiants exilés de leurs pays pour des raisons politiques, économiques, humanitaires, ou climatiques.

Cette Union est une organisation à but non lucratif. Elle partage et soutient les activités et valeurs de l’Union des étudiants français.

 

Les principes et objectifs de l’Union

Croyant en la nécessité de l’égalité des chances, l’Union appelle et travaille pour qu’une discrimination positive et équité aboutisse à offrir les outils et les moyens nécessaires pour que les étudiants exilés réussissent dans leur parcours universitaire.

L’Union a pour but de garantir la continuité de la lutte de l’exilé pour sa cause, celle qui a fait de lui un réfugié.

 

Les principes de l’Union des étudiants exilés :

  • Aucune personne n’est illégale
  • L’accès à l’éducation est un droit fondamental
  • Implication des exilés dans les processus de décision.

 

Les objectifs de l’Union :

– Représenter les étudiants exilés dans les universités, écoles supérieures, instituts et syndicats, ainsi que dans les associations culturelles et politiques.

– Encourager les universités et les écoles supérieures à accueillir les étudiants exilés.

– Développer les programmes d’accueils des étudiants exilés dans les établissements publics.

– Garantir une inscription gratuite ou quasi-gratuite pour ceux qui ne peuvent pas la payer.

– Garantir une bourse et un logement pour les étudiants exilés, sans conditions.

– Coordonner et communiquer avec les établissements et organisations universitaires ou des collectifs œuvrant sur le terrain pour donner les outils et moyens de la réussite par :

  • Mettre en place des cours de FLE bien organisés et efficaces dans les universités dans lesquelles se trouvent les étudiants exilés.
  • Trouver des moyens pour que les étudiants exilés puissent recevoir les notes de cours, les vidéos ou l’enregistrement de façon systématique envoyé par une personne nommée par l’établissement.
  • Négocier avec l’établissement pour donner des cours de soutien aux étudiants exilés.
  • Faciliter l’intégration des étudiants exilés dans la vie étudiante.
  • Communiquer et se cordonner avec les associations étudiantes pour les projets et les événements.
  • Attribuer des unités de soutien psychologique et des assistantes sociales.
  • Se coordonner avec Pôle emploi ou les services du CROUS pour trouver des stages ou des jobs étudiants.
  • Communiquer avec des entreprises, organisations et établissements pour trouver des alternances pour les étudiants exilés.

– Travailler en contact avec les associations et collectifs pour les droits des exilés.

– Mobiliser autour d’activité pour défendre les droits des étudiants exilés.

– Informer les étudiants exilés sur leurs droits et les différentes possibilités offertes selon leurs statuts en créant des documents d’information sur tous les sujets liés à la reprise d’études.